LE GRAND 8 – Le Film

LE GRAND 8 – Le Film

 

Du 1er juin au 30 octobre, trente installations artistiques sont à découvrir à Malakoff (92).
L’exposition réunit 50 artistes autour d’un même thème : le vivant.

A la Réserve Malakoff, les visiteurs pourront bientôt passer à l’intérieur d’un immense intestin avant d’atterrir au milieu d’une maison abandonnée pour finalement pénétrer dans l’antre de Mosko (en photo ci-dessus), remplie de singes, de girafes ou de panthères. Ces univers cohabitent pour le Grand 8, un événement de street-art qui débutera ce mercredi 1er juin. Le hangar qui l’abrite sera détruit au terme des cinq mois de l’exposition organisée par Hadrien Bernard et Hanna Ouaziz, de l’association Inzouk.

En tout, cinquante artistes ont collaboré pour réaliser trente installations. « Le grand 8, c’est un ensemble d’attractions artistiques où chacun a son petit univers, définit Hadrien Bernard. Le parcours ressemble un peu à un patchwork mais il y a quand même un thème, qui est le vivant. » La thématique se décline sous diverses formes : le végétal, l’animal ou encore des scènes de vie. « Il y a aussi une idée de vie à travers le volume, ajoute Hanna Ouaziz. C’est là-dessus que les artistes sont vraiment partis. »

La première des installations est celle du Cyklop. L’artiste invite les visiteurs à devenir eux-mêmes des cyclopes : trois yeux sont suspendus dans les airs, derrière lesquels trois personnes peuvent se positionner et se faire photographier par une quatrième. « Les volcans en arrière-plan sont ceux du pays des cyclopes, tels que décrits par le poète Virgile, dans l’Enéide », explique le créateur de l’installation.

« Un espace, du temps et des moyens »

Si pour le Cyklop le « vivant » a pris des airs de légende antique, les artistes du collectif 2AC ont choisi d’aborder le thème sous un aspect spatio-temporel. Pour cela Caligr, Djalouz, Doudou Style, Pesca et le photographe Alex Perret ont installé un cube au centre de leur installation. « Chaque mur est une évolution, dans le temps et dans l’espace, de l’image du cube. Par exemple, Pesca a imaginé la suite de son image quarante ans plus tard », détaille Alex Perret.

D’autres artistes ont choisi d’aborder le thème du vivant de manière plus concrète : Vinie et Reaone ont voulu traiter de la nature. Ils ont donc fait évolué une nymphe dans un décor empreint de verdure.  Les deux artistes ont apprécié les conditions de création du Grand 8. « Des lieux comme ça, ça te donne un espace, du temps et des moyens techniques, comme par exemple une équipe d’électriciens, qui permettent d’expérimenter de nouvelles choses », explique Vinie, qui réalisait d’ailleurs sa première sculpture.

Swar également a exploré de nouvelles pistes en créant une installation pour la première fois. L’artiste est habituellement graffeur. En clin d’œil aux endroits désaffectés où il peint, il a recréé une pièce de maison abandonnée. « J’ai récupéré plein de trucs dans des maisons abandonnées pour en reproduire une ici, pour les faire revivre à ma manière », raconte le street-artiste au milieu d’un salon ravagé dont les murs sont tapissés d’araignées géantes.

Bien d’autres créatures seront à découvrir dans les 2000m2 d’exposition. Et pour les âmes sensibles, des installations proposent des univers plus doux, entre poésie et origamis.

Le Grand 8, du 1er juin au 30 octobre 2016, à la Réserve (7, rue Paul Bert. Malakoff). Tous les mardis, de 14h à 18h. Du mercredi au dimanche de 14h à 20h. Tarif : 3€.

About The Author

admin_illart