Urban art jungle : un concentré de découvertes à Lyon, du 17 au 19 février

L’association Superposition promet un « dépaysement [artistique] total sans faire des kilomètres », les 17, 18 et 19 février, à Lyon. Ill=art a décidé d’aller y jeter un œil. Voici un aperçu de là où nous allons mettre les pieds : le festival Urban art jungle (UAJ).

Tout d’abord, nous allons découvrir Superposition. L’association œuvre à revaloriser l’espace urbain par le biais de l’art. C’est donc logiquement qu’elle a lancé la première édition de l’Urban art jungle en septembre dernier. « A Lyon, il y a beaucoup d’initiatives excellentes en termes musical ou de de propositions culturelles mais il n’y avait pas vraiment de festival qui mettait en avant toutes les facettes de l’art que l’on peut trouver sur la ville », nous a expliqué Orbiane Wolff, cofondatrice de l’association avec Marion Rubellin, Hélène Guay et Rodolph Sellin.

Photo d’archives de la première édition de l’Urban art jungle. Crédits photo : D.R.

Pendant ces trois jours de festival, le public pourra donc prendre part à diverses expériences artistiques dans un ancien hangar, appelé « La commune ». Une salle d’exposition permettra de découvrir le travail des artistes travaillant avec l’association. A l’affiche, sont annoncés : Don Matéo, Agrumes, Léna Mačka, Sphinx, Stach, Chufy, Théo Haggal, Kwezl Strydom, 3Yone, Toner, oakoak, Monsieu S, Wenc, J.Personne, Monsieur zéro et Sopravento. « Je vais réaliser un collage in situ sur un des murs du festival, nous a annoncé oakoak. Je vais également proposer quelques sérigraphies fraichement réalisées et quelques blocs de bétons. »

Lyon, une ville où le street art se fait une place

En parallèle, le public pourra rencontrer ces artistes au travers de performances en live painting et d’ateliers d’initiation au graffiti. Wenc, qui avait déjà participé à la première édition de l’UAJ, apprécie ce lien avec le public. Pour cette année, il a réfléchi à un concept adapté au festival. « Au lieu d’accrocher une toile et que les gens se tiennent simplement debout devant, j’ai cherché un côté plus participatif, nous a-t-il raconté. Sur le principe du film Frank, je suis en train de fabriquer deux grosses têtes que les gens pourront enfiler. Ils pourront ensuite se photographier avec des appareils photos jetables mis à leur disposition. »

Photo d’archives de la première édition de l’Urban art jungle. Crédits photo : D.R.

Enfin, l’Urban art jungle c’est aussi l’occasion pour ill=art de découvrir Lyon et la place qu’y occupe le street art. Pour une grande métropole, assez peu d’espaces légaux sont réservés aux artistes. « Les choses sont en train de bouger, grâce aux initiatives comme celles de Superposition, et il était temps », témoigne Sphinx, l’artiste qui est exposé dans la galerie Superposition, rue Longue, ce mois-ci. L’espace est d’ailleurs le point central de la dynamique lancée par l’association : tous les mois, la rue est entièrement repeinte par l’artiste exposant dans la galerie.

Beaucoup de découvertes à venir donc, et encore, on ne vous a pas tout dit. Pour découvrir l’ensemble du programme, c’est par ici ! Et, si vous n’avez pas l’occasion de participer au festival, suivez ill=art, on vous le fera vivre à travers nos yeux. Ou plutôt notre objectif !

Delphine Proust

Urban art jungle, les 17 (de 16h à 5h) , 18 (de 11h à 5h) et 19 février (de 11h à 20h), à « La Commune », 3-7 rue Pré-Gaudry, 69 007 Lyon. Tarifs : entre 6 et 15 euros. Accès à la billetterie : hop là !

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