Festiwall, le festival de street art qui fait bouger les murs

Festiwall, le festival de street art qui fait bouger les murs

Le XIXe arrondissement de Paris accueille vingt street artistes ce week-end. Au programme : des performances live, bien sûr, mais aussi une exposition d’œuvres qui pèsent plus lourd que les autres…

Vous marchez dans la rue et vous avez un coup de cœur pour une fresque de street art. Que faites-vous ? La prendre en photo ? Trop banal. The Wall vous propose plutôt d’emporter un bout de mur chez vous. La galerie fait découvrir son concept, ce samedi 21 et dimanche 22 mai, dans le XIXe arrondissement de Paris. 40 000 visiteurs sont attendus pour le Festiwall.

« Un wall, c’est un mur encadré qui se déplace et s’accroche comme un tableau », définit Louis Larret-Chahine (en photo ci-dessus), co fondateur de The Wall. On coule du béton dans un cadre en bois. Chaque wall a des aspérités, une texture et une couleur différentes. La seule limite c’est l’imagination ! » Les artistes qui collaborent avec la galerie choisissent l’aspect de leur support qui, au final, pèse en moyenne sept à huit kilos.

Bab, qui a réalisé ce wall, aime l'idée de pouvoir travailler le support en volume.

Bab, qui a réalisé ce wall, aime l’idée de pouvoir travailler le support en volume. Crédit : D.R.

Le concept en a séduit plus d’un. « La symbolique de travailler un morceau de mur est sympa parce que c’est une pratique qui a lieu plutôt en extérieur. Le fait d’en extraire un morceau, c’est très pertinent », estime Romain Froquet, un des artistes qui seront présents ce week-end.  Pour Bab, en plus d’être un concept intéressant, c’est un support qui offre de multiple possibilités : « On peut gratter la surface, on peut en faire ce qu’on veut, on peut même la travailler en volume. J’ai utilisé la matière du wall pour faire le fond derrière le personnage, comme un vrai mur. »

Le wall de Romain Froquet poursuit la démarche de l'artiste lancée avec son projet Highway. Crédit : D.R.

Le wall de Romain Froquet poursuit la démarche qu’il a lancée avec son projet Highway. Crédit : D.R.

Des fresques qui répondent à l’exposition

Vingt walls, pour autant d’artistes, seront exposés à La Rotonde Stalingrad, samedi et dimanche. Le lieu marque le point de départ d’un parcours de street art, le long du canal de l’Ourcq et du canal Saint-Denis. Samedi, les visiteurs y retrouveront les artistes concepteurs des walls, en train de réaliser des fresques, sur de vrais murs cette fois. « Les murs en extérieur seront les grands frères des walls. Je vais reproduire mon Batman en beaucoup plus grand, en changeant sûrement quelques éléments du décor », explique Crey 132. Le but est que les deux œuvres se répondent.

Crey 132 réalisera un Batman géant sur sa fresque samedi.

Crey 132 réalisera le Batman de ce wall en version agrandie dans sa fresque, samedi. Crédit : D.R.

Dans cette perspective, le pochoiriste Rays associera l’adresse de sa fresque au sous-titre de son wall, comme le fait traditionnellement la galerie organisatrice du Festiwall. « Je passe beaucoup de temps à chercher des portraits qui s’accordent avec le lieu dans lequel je vais les y intégrer, ajoute le street artiste. J’ai choisi un visage de SDF car beaucoup se retrouvent la nuit sur le canal de l’Ourcq, dans ses zones un peu désaffectées (le wall de Rays est en arrière plan de la première photo). »

Au long de ce parcours artistique, l’art urbain s’exprimera aussi en danse, avec l’association « De l’amour et des murs », co organisatrice du Festiwall. Pour conclure, au bout de ces deux kilomètres d’animation, se trouvera le Village des Gavroches, où le public pourra, notamment, participer à des ateliers d’initiation au graffiti.

 

Festiwall, samedi 21, à partir de 10h, et dimanche 22 mai. Début du parcours aux 6-8 place de la Bataille de Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de Paris. Tout le programme ici !

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