L'exposition « Interférences » réunit les ondes d'Opéra et de Taroe

L'exposition « Interférences » réunit les ondes d'Opéra et de Taroe

Les deux artistes, membres d’Anyway studio, présentent leurs avancées artistiques jusqu’au 17 avril, à l’espace Oppidum.

« Interférences » c’est une exposition qui résulte de la rencontre entre les ondes abstraites d’Opéra (à droite sur la photo ci-dessus) et les ondes figuratives de Taroe (à gauche). Ces deux artistes présentent leurs œuvres, de ce lundi 11 avril jusqu’au 17 avril, à l’espace Oppidum.  Il s’agit de deux solos shows réunis en un seul événement. Opéra et Taroe évoluent dans deux univers artistiques différents. Et pourtant, quand ils travaillent ensemble, cela fonctionne du tonnerre.

Opéra s’est laissé influencer par la culture japonaise pour créer la série d’œuvres qu’il présente à l’espace Oppidum. « Un de mes amis est parti au Japon. Il m’a ramené de vieux magazines avec ce petit côté rétro que j’aime », raconte l’artiste. Lorsqu’une image ou des symboles l’intéressent, il les découpe. Une fois qu’il a trouvé une harmonie qui lui plait, Opéra peint autour de ces images. On retrouve alors son empreinte habituelle : des formes géométriques constituées dans un univers coloré.

Opéra

Opéra s’est inspiré de la culture japonaise pour la série d’œuvres qu’il présente à l’espace Oppidum.

Habituel, pourtant, ce travail ne l’est pas pour l’artiste. Graphiste de formation, Opéra est habitué à maitriser les codes de la communication. « Ces magazines m’ont offert une richesse de visuels : tout ce que je connais en termes de typographie, cela n’a rien à voir. Je ne parle pas japonais, si ça se trouve sur mes toiles, il y a écrit « Venez acheter un kilo de patates » ! (rires) Je travaille avec mon imaginaire, j’interprète ces images. » C’est donc par prudence qu’il a choisi d’appeler ses toiles par des noms de villes japonaises. Ainsi, il ne donne pas un sens figé à son œuvre, pour que le spectateur crée son histoire.

Autre nouveauté pour Opéra : la sculpture. Les visiteurs d’Interférences pourront découvrir sa première œuvre en 3D. « J’ai voulu travailler le bois, explique-t-il. J’ai développé un premier visuel par ordinateur. Puis j’ai fait découper les pièces, il y en a plus de 200 ! »

Face au travail d’Opéra, on trouve celui de Taroe. L’artiste présente une série de cinq œuvres réalistes, dans la lignée de ce qu’il peint depuis dix ans. « Les cinq toiles se répondent, avec un code couleur précis. Elles sont toutes en noir et blanc avec une ou deux couleurs. » A l’espace Oppidum, il présente des portes de métro, au plus proche de la réalité.

Taroe présente une série de toiles figuratives représentant des portes de métro.

Taroe propose une série de toiles figuratives représentant des portes de métro.

Là où Taroe sort des sentiers battus, c’est dans une série d’œuvres autour des vitraux. Il y intègre des femmes nues, travaillant sur le concept du blasphème  « Les femmes dans les vitraux sont présentes depuis longtemps, raconte-t-il. J’ai décidé de les réinterpréter à ma manière. Je garde les codes académiques de ce type de vitrage et j’y intègre mes codes de peinture. »

Opéra et Taroe ont réuni leur savoir-faire dans une peinture qui accueille les visiteurs à l’entrée de l’espace Oppidum. Il s’agit d’un vitrail qui englobe les deux univers artistiques en intégrant le maniement des formes géométriques d’Opéra à la thématique de Taroe.

Les deux artistes ont réalisé une oeuvre ensemble, réunissant leurs deux univers.

Les deux artistes ont réalisé une oeuvre ensemble, réunissant leurs deux univers.

Pratique : Vernissage le 11 avril 2016 à partir de 18h. Exposition jusqu’au 17 avril, de 11h à 20h, à l’espace Oppidum, 30 rue de Picardie, à Paris.

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